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Les entreprises forment moins quand la conjoncture se dégrade

24 déc 2009 | Par L'équipe de rédaction | Catégorie : Actualité de la formation
Loin d’investir davantage sur la formation pour préparer la reprise, les entreprises freinent leurs dépenses en période de conjoncture difficile. Tel est le constat fait par une étude récente du Cereq (centre d’études et de recherches sur les qualifications). Sur les trente dernières années, l’effort de formation s’intensifie lors des embellies économiques mais f échit lorsque la croissance du PIB ralentit. De rares secteurs font exception à la règle. Le début des années 1990 marque par ailleurs la fi n d’une phase de croissance continue des dépenses de formation. Elles deviennent un coût à réduire au même titre que d’autres.

Le Cereq explique, dans une étude récente, comment cycles de financement de la formation par les entreprises et cycles de l’activité économique semblent clairement corrélés.

Face à un ralentissement économique, lorsque ses carnets de commande se dégarnissent, une entreprise peut choisir de former davantage ses salariés pour favoriser leur adaptation ou leur reconversion. Elle peut ainsi préparer la reprise en augmentant sa capacité à réagir aux mutations futures. Dans les faits, ce cas de figure semble très minoritaire, constate le Cereq. Au cours des trente dernières années, l’effort de formation des entreprises fléchit lorsque la conjoncture devient difficile. Cycles de financement de la formation par les entreprises et cycles de l’activité économique semblent ainsi clairement corrélés. La formation est un poste directement touché en cas de restrictions budgétaires et de rationalisation des dépenses.

Par ailleurs, 1993 marque une rupture dont témoigne la part des dépenses de formation des entreprises dans la richesse nationale. Après une croissance soutenue de 1972 à 1993, où cette part a plus que doublé passant de 0,27 % à 0,60 %, la période suivante est marquée par un fléchissement. Ces dépenses ne représentent plus que 0,47 % du PIB en 2006. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution mais, au-delà, les dépenses de formation ne se répartissent pas équitablement selon les secteurs d’activité et ces derniers adoptent des comportements différents face à la conjoncture. La majorité suit la tendance générale mais certains secteurs, qui investissent traditionnellement beaucoup dans la formation et représentent une part importante des dépenses globales, sont atypiques. Les évolutions de leur effort de formation sont moins marquées par la conjoncture que par des  caractéristiques structurelles.

Bref Cereq n° 267, sept. 2009

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